Accueillir pour cueillir Dieu…

Accueillir pour cueillir Dieu…

« Qui vous accueille m’accueille; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » dit Jésus.

Une femme de Sunam a refusé de fermer sa main sur ses richesses. Loin de se contenter d’offrir à manger au prophète Élisée, elle prend le risque de convaincre son époux à offrir l’hospitalité totale à « un saint homme de Dieu ». Ainsi la sunamite dessine à chacun de nous, ce qu’il faut faire pour cueillir Dieu : « Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe… »

Accueillir pour cueillir Dieu, c’est vraiment courir un double risque selon Jésus lui-même. Risquer de perdre tout ce que l’on a afin de gagner sa vie en Dieu ou risquer d’accueillir « un prophète », « un juste », « un petit disciple du Christ » pour recevoir Dieu à travers ces visages étranges ou d’étrangers.

Oui, les prétentions de Jésus sont clairement affichées. Il le répète par trois fois : « n’est pas digne de moi », quiconque ne peut se departir des affections les plus sacrées de la famille, quiconque n’est pas prêt au prix du sacrifice de sa vie à la suite du Christ, enfin, quiconque privilégiera sa vie naturelle à la vie spirituelle ou éternelle. En fait, Jésus se déclare Dieu !

Mon frère, ma sœur, as-tu vraiment et totalement accueilli Jésus dans ta vie ?

Cette actualité de la parole de Dieu, un peu articulée sur l’épineuse question de l’accueil, nous interpelle. La divine parole s’invite indiscutablement dans nos débats de l’heure portant sur tant de questions : Les étrangers, le traitement des migrants, le racisme systémique, les murs du nationalisme ou du chauvinisme, le fossé entre pauvres et riches, la méfiance ou la suspicion suscitée entre nous par les mesures barrières de la lutte contre la pandémie en cours…

Baptisés, frères et sœurs, « si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » Oui, notre fécondité spirituelle nous appelle à nous ouvrir aux visages de Dieu.

Ab Patrice S.

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