Aujourd’hui, Roi avec Moi !

Notre naissance dans le baptême nous confère la triple identité de Prêtre, Prophète et Roi.
Par le baptême, nous sommes prêtres dans la sacerdoce commun pour faire de chacune de nos vies, une belle louange à la gloire de Dieu. Eh oui, la symphonie d’une belle vie ne peut que nous identifier au Christ. Comme c’est beau de voir le peuple de Dieu, peuple de prêtres, lumineux dans la prière personnelle, la prière en famille ou dans la prière par excellence qui célèbre l’eucharistie quotidienne ou dominicale. Quand le travail devient prière ou plus amplement quand la vie en société se bonifie de l’esprit du baptême, nous lisons nécessairement la cohérence de la vie, selon l’apôtre Paul, en Jésus-Christ : « Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. »

Par le baptême, nous sommes Prophètes. Aujourd’hui, on dirait plutôt que nous sommes disciples-missionnaires du Christ, pour nous prémunir un temps soit peu du prophétisme fantaisiste ou mercantile. Le prophète est sensé porter un message divin par sa vie ou sa parole. Nous baptisés, nous sommes prophètes, nourris à l’évangile de Jésus et en mission pour laisser voir la mesure d’action de l’Esprit Saint, par nous, en nous et avec nous. Nous sommes prophètes en Jésus, « car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié. »

Par le baptême, nous sommes Rois. Auréolés d’être Prêtres et Prophètes, nous disons presque quotidiennement dans la prière adressée à Dieu, notre Père : « Que ton règne vienne… » Il ne s’agit pas ici, d’un vœu pieux. Notre prière signifie à la fois que nous confessons le règne de Dieu et que nous voulons avec son aide, le faire advenir. Dieu Roi a pour nous le visage du Christ. Au-delà de l’inscription sur la croix qui tente de contenir la royauté du Christ : « Jésus de Nazareth Roi des Juifs », un autre trône s’ouvre à chaque croyant qui lève les yeux sur le crucifié.
Ainsi, pour nous, célébrer le Christ Roi de l’univers pour clore une année liturgique, c’est porter dans notre cœur, cette humble prière du co-condamné de Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. »
Célébrer le Christ Roi de l’univers, c’est lever toute ambiguïté sur la question de la royauté du Christ : « Ma royauté n’est pas de ce monde » Jn 18, 36.
La royauté du Christ est en chacun de nous baptisés. La royauté du Christ, c’est le triomphe de la vérité et de l’amour dans le cœur de chacun ou chacune d’entre nous pour que s’établisse la saveur du paradis : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis. »

Bonne fête et bonne fin d’année liturgique.
Merci pour le chemin parcouru dans la foi !

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