Grâce à la foi...

Grâce à la foi…

De nos jours, nos yeux pourraient scruter l’horizon de l’humanité avec quelques inquiétudes. L’actualité est loin d’être rassurante. Ne serait-ce que les bouleversements climatiques…
Aujourd’hui, nous sommes soumis aux déchainements des forces de la nature, hors de tout contrôle : Les tsunamis, la température caniculaire, les tempêtes, les inondations ou les gigantesque feux de forêts n’ont pas encore vraiment décidé notre humanité à sérieusement se remettre en cause. Osons un glissement du temporel à la saveur éternelle !

Dans un tel contexte de grandes incertitudes, quelle place peut-on faire à l’impératif de Jésus : « Restez en tenue de service ! » Jusqu’à ce que nous soyons victimes nous-mêmes ou par notre entourage immédiat, l’urgence et l’importance des propos de Jésus sonnent encore comme une vérité pour les autres : « Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Loin de nous, l’idée de faire peur ou de faire croire à tout et n’importe quoi. Toutefois, ce XIX ème dimanche du temps ordinaire, à travers sa liturgie de la parole, nous invite à nous investir qualitativement dans l’instant du temps, afin de nous orienter assurément dans le goût de l’éternité. Imaginons que dans l’instant, faute d’être portées par la foi, nos vies s’illustrent de la manière suivante : « Mon maître tarde à venir, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer… » On peut dire au sujet de telles vies que le présent est dangereusement compromis et l’éternité est sérieusement évanouie.

L’actualité de la parabole de Jésus est si terrifiante qu’un humble aveu devrait nous conduire à nous reconnaître à travers bien de ses aspects.
Sommes-nous des intendants fidèles à Dieu dans notre avoir, notre savoir ou notre pouvoir ? Sommes-nous des serviteurs sensés et épanouis malgré les fortunes de nos vies ? Sommes-nous des disciples nourris au trésor inépuisable de la parole de Dieu ?

Nos instants mal vécus ne peuvent illuminer notre horizon d’éternité.
Nos instants sans la signature de la foi n’ont ni futur, ni empreinte d’éternité. Nos instants pour servir ou assouvir nos faims ne sauraient nous faire compter au nombre des bienheureux.

Grâce à la foi, Abraham obéit à Dieu et devint le père des croyants.
Grâce à la foi, Sara, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance.
Si le défi de notre évangélisation ou de notre mission, aujourd’hui, c’est de conduire à la foi, de l’éveiller ou de la guider, nous concédons que seule la grâce de la foi pourrait présider à tout accueil de l’évangile de Jésus : « Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux. »
Oui, si Dieu nous justifie dans l’aujourd’hui par la foi, Dieu nous introduira immanquablement dans l’éternité de son Royaume.
Bon dimanche !

Retour haut de page