Le temps et nous...

Le temps et nous…

Le flash back de ce cinquième dimanche de pâques sur le dernier repas du Seigneur, sonne le compte à rebours des amis de Jésus : « C’est pour peu de temps encore que je suis avec vous… »
En ce temps pascal, gardons-nous de nous installer sur les lauriers de nos « alléluia, il est ressuscité ! » Comme si nous pouvions nous permettre d’ignorer les recommandations de Paul et Barnabé, apôtres de l’annonce de la résurrection du Christ : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Notre actualité religieuse catholique en Afrique, en Asie ou même plus près de nous en Amérique du nord, est dans la tourmente. Les uns souffrent les affres d’un Jihadisme fanatique, violent et sanguinaire, les autres endurent un laïcisme à géométrie variable qui veut se débarrasser de Dieu ou des signes de la foi, quand l’Eglise elle-même cherche à s’ajuster devant les rafales intempestives des scandales sexuels sur les mineurs.
Le temps et nous, avons un grand désir de bien entendre la voix qui proclame dans livre de l’Apocalypse : « Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : Ce qui était en premier s’en est allé. »
Devant la souffrance, la persécution, ou autres pénibles situations des échecs, des conflits, des intrigues dans nos relations ou dans notre actualité religieuse, nombreux sont nos frères et sœurs qui s’interrogent sur le rôle ou l’apparent silence de Dieu. Où est-il ? Pourquoi permet-il ceci ou cela ? Que penser de toutes ces tristesses ?
La pâques ou la saison pascale que nous vivons autorise-t-elle vraiment une espérance nouvelle ?
« Voici que je fais toutes choses nouvelles… » nous répond la voix divine dans le livre de l’apocalypse.
Toutes choses nouvelles par un commandement nouveau !
Telle est la bonne nouvelle de ce cinquième dimanche pascal.
Toutes choses nouvelles possibles à travers un commandement nouveau.
Quand un commandement rime avec l’amour, l’ordre devient une pressante invitation. Il s’agit pour nous de bien comprendre ceci :
Il est urgent que l’amour gouverne notre monde
Il est urgent que l’amour fasse tomber nos murs de méfiances ou de défiances
il est urgent que le monde reconnaisse que vous êtes mes disciples « si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
Frères et sœurs invités au repas eucharistique du Seigneur, jour après jour, construisons le monde de la béatitude capable de rendre à nos contemporains la paix et le bien, dictés par la foi, l’espérance et la charité.

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