Servir Dieu …

Ce XXV ème dimanche du temps ordinaire, nous invite à méditer sur notre devoir de servir Dieu quel que soit notre devoir d’état.
Servir Dieu s’inscrit dans le service de la cause de la justice selon le prophète Amos. Amos dénonce vertement le mépris qui sert ou accompagne la cause de l’enrichissement coûte que coûte.

L’injustice ici, n’est pas moins dans le système commercial pour l’âpreté au gain que dans l’usage de l’argent pour piétiner la dignité humaine : « Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. »
Hier comme aujourd’hui, la prostitution pend au nez de notre société du gain où les richesses sont mal reparties ou tristement détenues par une minorité. Comment s’étonner du commerce humain des victimes du désespoir ; immigrants sur mer, sur terre parce que le ciel leur semble fermé ?

Et dire que Dieu nous invite à son service dans l’actualité qui est la nôtre. Servir Dieu aujourd’hui, prétendre servir Dieu ne garantit plus un regard favorable ou condescendant. Dans le Québec d’hier, « on se referait spontanément à Dieu et à la religion. Dieu faisait partie de la vision du monde partagée par la grande majorité des gens. » Document, Catholique dans un Québec pluraliste. Page 6.

Aujourd’hui, nous sommes dans une mouvance qui se refuse à toute référence à Dieu, au religieux ou au sacré.

Aujourd’hui, nous notons la course à l’enrichissement, à la possession matérielle avec des règles, des lois ou des balises. Quand tout cela ne peut assouvir les aspirations profondes, on veut encore être les maîtres du bonheur à construire par la divination ou autres services ésotériques.

Frères et sœurs, aujourd’hui comme hier, la vérité qui nous invite à servir Dieu dans la justice n’a pas changé : « Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit » selon la belle prière de sainte Thérèse d’Avila.
Oui, ne nous trompons pas, frères et sœurs, « Dieu seul suffit ! »
Jésus ne nous laisse-t-il pas entendre que dans ce monde des habiletés : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent » ?
Et si « Dieu seul suffit », servons-nous de l’argent. Ne redoutons pas la fin du mois, redoutons plutôt notre fin du monde !

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